La maladie invisible
La dyspraxie est un handicap peu connu, qui concerne pourtant 3 % à 6 % des enfants (certains parlent même de 10%). Les trois quarts des enfants qui sont atteints de ce handicap ne sont pas diagnostiqués. La dyspraxie passe souvent inaperçue car elle est invisible. Elle est parfois mise sur le compte d'un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté.
La dyspraxie est une anomalie de la planification et de l'automatisation des gestes volontaires.
L'enfant dyspraxique conçoit bien les gestes mais n'arrive pas à les organiser ni à les réaliser de façon harmonieuse,
- il est maladroit, lent et toutes ses réalisations motrices ou graphiques sont médiocres, informes, brouillonnes,
- il a besoin d'aide pour s'habiller et se laver, bien au-delà de l'âge normal et même lors des repas,
- il a du mal à utiliser une règle, une paire de ciseaux, une gomme ;
- il présente un retard graphique important et durable (dysgraphie), ses dessins sont pauvres et il accède difficilement à l'écriture cursive,
- il a du mal à s'organiser dans son travail,
En cas de dyspraxie visuo-spatiale, il éprouvera des difficultés dans toutes les tâches où les composantes spatiales sont importantes : géométrie, géographie, dyscalculie spatiale, lecture (lenteur).
Mais c'est un enfant intelligent, curieux, beau parleur qui apprend avec plaisir et efficacité.
C'est aussi un enfant qui souffre. La dyspraxie a souvent un impact très néfaste sur le développement de l'estime de soi. Parce que les habiletés athlétiques sont grandement valorisées en âge scolaire, parce que c'est un handicap fantôme, l'enfant dyspraxique se fait souvent rejeter. Il a un grand sentiment d'être incompétent dans presque tout ce qu'il fait et il croit qu'il ne peut rien faire comme les autres.
Il faut mettre en place très tôt des rééducations adaptées (orthoptie, orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, soutien psychologique).
Il faut surtout que les parents, enseignants, ré éducateurs travaillent de concert pour que les aides proposées soient les plus cohérentes et les plus efficaces possibles.
Actualités
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Avril 2010 - Le service de Neuropsychologie de l'Université de Liège mène actuellement un projet de recherche sur la dyspraxie développementale. Son but: mieux comprendre la dyspraxie afin de mieux identifier et mieux agir sur ces troubles.
Pour cela, l'Université cherche des volontaires prêts à passer quelques tests plutôt ludiques.
Si vous voulez que votre enfant participe lui-aussi à cette étude, contactez Caroline Lejeune par email (c.lejeune@ulg.ac.be) ou par téléphone (04/366.23.99).
Mars 2010 - A l'approche du printemps, j'ai envie de reprendre un souhait de Michèle Mazeau dans son livre "Déficits visuo-spatiaux et dyspraxies de l'enfant" :
"Nous espérons que ce livre permettra de faire prendre conscience à une grande partie du corps médical et du corps enseignant, que cet enfant victime de troubles cognitifs, ne peut plus être simplement perçu comme un enfant déficitaire, en terme de manques, de déficiences, de lacunes, de carences.
Cet enfant se construit et fonctionne autrement, pas seulement avec des moins, mais fondamentalement différemment, et c'est pourquoi il déroute tant." Ce livre a été écrit en 1995, pourtant, 15 ans plus tard ce souhait de sensibiliser le corps médical et le corps enseignant reste totalement d'actualité.
Diagnostiquer nos enfants et faire comprendre ce trouble est donc la priorité de notre association pour cette année. Anne-Marie
Mars 2010 - L'équipe d'infor-dyspraxie était présente et a tenu un stand lors de la 3ième Journée de la réussite scolaire qui s'est tenue le samedi 6 mars à l'Université Libre de Bruxelles. Plus d'info ici.
Octobre 2009 - Martine Cornil a abordé le sujet de la dyspraxie dans son émission Tout Autre Chose le vendredi vendredi 9 octobre 2009 sur la RTBF radio, entre 10h et midi. Cliquez ici pour écouter le podcast de l'émission
Septembre 2008 - Daniel Radcliff, le jeune acteur qui joue Harry Potter, a révélé qu'il est atteint de dyspraxie. Il a encore du mal à faire ses lacets. "Je me demande parfois pourquoi, oh, pourquoi le Velcro ne s'est pas imposé!".